Editorial

Dessin humoristique d'un soldat casqué au visage expressif lançant des bulles de dialogue enthousiastes

"Nous sommes des besogneux de la futilité." - René Goscinny . 

Beaucoup de gens s’interrogent sur ce virus qui frappe certains créateurs, que ce soit dans l’art pictural, la sculpture, l’écriture, le cinéma, ou - plus simplement - le maquettisme, parent pauvre dans la chaîne artistique, de monter et d’améliorer des modèles réduits à partir de documents ou d’autres sources d’inspiration.

Peut-on considérer cette activité comme un art ? Mais alors, qu’est-ce qui pousse à aller dans ce sens ? Ne peut-on pas se limiter à monter les pièces fournies et peindre comme enseigné sur la notice ? Veut-on se prendre pour ce que certains appellent « Dieu » en recréant le monde en miniature ? Une satisfaction de son ego ? Ou tout simplement l’envie de créer qui « démange » et qui pousse tout artiste dans l’âme ? D’aboutir à un résultat vraiment original, situation que ne comprend pas la majorité qui trouve ça futile, qui n’a pas cette étincelle, ce petit plus – qui fait voir des choses et des possibilités de regard sur ce monde autrement et qui isole l’artiste dans son coin ?

Le maquettisme statique a besoin de trouver ses lettres de noblesse.  Il est regrettable que l'on trouve dans les expositions de maquettisme statique, du train électrique, de la radiocommande, des jouets du commerce montés en scénette, des poupées en tissus historiques, du lego, du meccano et autres, qui dévalorisent le travail des maquettistes et font passer la maquette pour du jouet aux yeux des profanes.

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La passion de l’inutile oui, mais si des œuvres d’où qu’elles viennent, peuvent en faire rêver quelques-uns, alors le but sera atteint…

Geronimo.