21 juin 1942 : chute de Tobrouk : « Messieurs, vous vous êtes battus comme des lions mais vous étiez commandés par des ânes ! »                       

Erwin Rommel.

 L’arrivée du »Renard du Desert » va redresser la balance en faveur des forces de l’Axe. Il débarque le 12 février 1941 avec la 5ème division légère, 80 Panzer III & IV, 70 chars légers et fin mai reçoit la 15ème Panzer Division. L’Italie lui envoie la division Ariete avec 60 chars périmés.

 

Le Panzer III.

Char de bataille standard de l’Africa Korps en 1941, toutes les versions de ce blindé vont se succéder sur le terrain. Du canon de 3.7cm au 7.5cm court, en passant par le 5cm à haute vitesse initiale. Bien plus adapté au désert que les engins alliés, performant, fiable, il surclasse sans difficulté les Cruisers engagés par les Britanniques. Moins à l’aise avec les Mathilda mk II bien blindés, même si ceux-ci ne disposent pas d’une grande puissance de feu.

 A noter que Rommel a fait repeindre à leur arrivée certains de ses chars en blanc afin qu’ils soient moins visibles dans le désert…

Les cinq membres d’équipage de Panzer doivent être « comme les cinq doigts de la main »

-         Le chef de char dirige sous le feu du combat. Il cherche la position la meilleure pour atteindre son objectif et manœuvrer dans le cadre de la section, sans gêner les trois autres chars. Chaque changement de position doit être mûrement réfléchi, d’autant que le véhicule ne peut en général pas tirer en roulant. Il doit observer la tête sortie hors de la tourelle pour mieux voir et mieux commander. Disposition qui explique les pertes terribles parmi les chefs de chars…

-         Le pointeur aide son chef pour l’observation du terrain. Il ouvre le feu sans ordre si l’urgence l’exige. A lui d’évaluer les distances et de choisir le point de la cible où il doit frapper.

-         Le chargeur doit trouver aussitôt le type d’obus demandé et surveiller la consommation en munitions, quitte à compléter le ravitaillement auprès de chars endommagés.

-         Le radio assure les liaisons avec le chef de section. Il doit entretenir son poste et vérifier le calage des fréquences avant le combat. Il est aussi chargé de servir la mitrailleuse du bord et de prendre à partie l’infanterie ennemie attaquant le char en combat rapproché. En cas d’abandon de véhicule, il est responsable des codes.

-         Le conducteur doit choisir l’itinéraire en fonction de la position à atteindre que lui indique son chef. Il essaie d’éviter les à-coups pour permettre la visée du pointeur. Il étudie le terrain et se méfie des mines. Chaque arrêt doit être mis à profit pour observer le paysage et vérifier le niveau de carburant.

 

En bref, l’équipage doit être aussi uni à bord d’un Panzer comme à bord d’un bateau. La mission ne se termine pas au combat. L’entretien du char, son ravitaillement en munitions et en carburant, le fastidieux et pénible changement des chenilles et du train de roulement, tout cela incombe à tous les hommes d’équipage qui forment une véritable « communauté », quasi autonome au sein de leur section et plus encore de leur compagnie.

 

 

June 21, 1942: Fall of Tobruk : "Gentlemen, you fought like lions, but you were commanded by donkeys !"                       

Erwin Rommel.

 The arrival of the "Desert Fox" redressed the balance in favor of the Axis forces. He landed on February 12, 1941 with the 5th Light Division, 80 Panzer III & IV, 70 light tanks, and at the end of May received the 15th Panzer Division. Italy sends him the Ariete Division with 60 obsolete tanks.

 

The Panzer III.

The standard battle tank of the Africa Korps in 1941, all versions of this armored vehicle were to follow one another in the field. From the 3.7cm cannon to the short 7.5cm, not forgetting the 5cm high muzzle velocity. Much better adapted to the desert than Allied machines, its performance and reliability easily outclassed the Cruisers used by the British. Less at ease with the well-armored Mathilda mk IIs, even if they don't have much firepower.

 It should be noted that Rommel had some of his tanks repainted white on arrival, to make them less visible in the desert...

The five Panzer crew members must be "like the five fingers of a hand".

    The tank commander leads under fire. He looks for the best position to reach his objective and maneuver within the section, without getting in the way of the other three tanks. Every change of position must be carefully considered, especially as the vehicle cannot usually fire while moving. It must observe the head extended out of the turret to see and command better. An arrangement that explains the terrible losses among tank commanders...

- The aimer helps his commander to observe the terrain. He opens fire without orders if the emergency calls for it. It's up to him to assess distances and choose the point on the target where he should strike.

- The loader must immediately find the type of shell required and monitor ammunition consumption, even if it means topping up supplies from damaged tanks.

- The radio operator liaises with the section leader. He must maintain his radio and check the frequency setting before combat. He is also responsible for operating the on-board machine gun, and for engaging enemy infantry attacking the tank in close combat. In the event of vehicle abandonment, he is responsible for the codes.

- The driver must choose the route according to the position to be reached, as indicated by his leader. He tries to avoid jerks to allow the pointer to aim. He studies the terrain and is wary of mines. Every stop must be used to observe the landscape and check the fuel level.

In short, the crew must be as united aboard a Panzer as aboard a boat. The mission doesn't end with combat. Tank maintenance, ammunition and fuel replenishment, the tedious and arduous task of changing tracks and undercarriages - all this is the responsibility of the entire crew, who form a veritable "community", almost autonomous within their section and even more so within their company.

 

 

 

Retour
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Powered by Phoca Gallery